Licenciements sous pression dans les sociétés du groupe Astek

Astek, Emisys, Alsinova, pour ne citer que les plus importantes sociétés du groupe Astek, mettent la pression à certain(e)s de leurs salarié(e)s pour quitter l’entreprise. Après 2 ans de licenciements en nombre inhabituel, les dirigeants profitent-ils de l’été et de la moindre présence des élus du personnel pour s’attaquer plus intensément aux collègues ?

En effet, soudainement, dans ces deux dernières semaines, des collègues en intermission partout en France demandent de l’aide.

Leur demandes rapportent toujours la même mise en pression, bien rôdée depuis 2 ans.

  • Invitation à un “Point de suivi” par un supérieur. Toute demande pour savoir à l’avance sur quel sujet portera l’entretien, restera sans réponse.
  • Le jour J, à la porte du “Point de suivi”, le supérieur demande de laisser tout téléphone à l’extérieur.
  • Puis c’est cash : “Je te fais une offre qui prendra fin d’ici la fin de la semaine : soit tu signes une rupture conventionnelle, soit tu signes un licenciement pour faute grave, en renonçant à une action judiciaire, contre la promesse qu’on te donnera de l’argent. C’est confidentiel.“

Certaines “victimes” font fi de la confidentialité, et elles ont raison car elles ne maîtrisent pas les tenants et les aboutissants, surtout quand elles sont étrangères… Pire certain(e)s croient qu’elles n’ont réellement d’autre choix que d’accepter l’une ou l’autre des options !

Il en dit quoi le PDG ?

Dès vendredi dernier 29 juin, l’un de nos délégués syndicaux, et élu au CSE, a interpelé le PDG Julien Gavaldon, DRH en copie, pour savoir si ce comportement déplacé était assumé, autrement dit, si c’est une directive. Questionnement légitime au vu des témoignages rapportés, mais qui reste sans réponse une semaine plus tard. Lui, est dans la montgolfière…

Les collègues qui subissent ces pressions ont bien compris qu’Astek va s’arranger à court ou moyen terme pour les faire partir, par n’importe quel moyen. L’un des témoignages laisse d’ailleurs entrevoir une menace à peine dissimulée de pression : l’envoi en mission loin de chez soi. Depuis, il y a même pire… :-/

C’est ton cas ?

La messe est dite, Astek va tenter de te faire partir. Mais avant de devoir aller sur une procédure légale risquée, puisque basée sur des arguments vides, Astek souhaite tenter d’acheter ton silence. Soit avec le minimum légal d’une rupture conventionnelle (un tiers de mois par ancienneté), soit avec en moyenne le double en cas de transaction.

Un ami DRH dans une entreprise normale te conseillerait : “Si tu décides de ne pas céder aux pressions, alors écris un email au supérieur (copie les syndicats) pour rendre compte des propositions de manière précise, et nier toute faute, mentionner les propos relatif à des difficultés de positionnement en mission, voire proposer des alternatives“.

Pourquoi rendre compte par écrit des propositions ?

Laisser une trace écrite est le premier argument de ton dossier en cas de licenciement par Astek, Emisys, Alsinova ou autre !

Avec ces propositions, Astek établit clairement son intention de te licencier sans même avoir le moindre reproche à te faire ! Ce sera très utile, soit pour négocier la contestation de ton futur licenciement quasi inéluctable, soit convaincre les juges de la mauvaise foi de l’employeur.

Enfin, cet article est aussi un élément probant en ta faveur puisqu’il montre la machination. Le syndicat dispose et fournira tous les éléments.

La question qui brule les lèvres : toutes les SSII-ESN se comportent-elles comme ça (en ce moment) ?

SVP faites passer ce message à vos collègues.

Pour rappel


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Commentaires

Une réponse à « Licenciements sous pression dans les sociétés du groupe Astek »

  1. […] la (re)lecture de ces mots simples et relativement précis, il faut faire le lien avec les faits de licenciement dénoncés récemment, qui restent sans réponse à ce […]

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