Déclaration syndicale à propos de la crise sociale chez Astek en 2020

En Mai 2020, les élus du personnel doutaient de l’objectif de sortie de crise poursuivi par la direction et s’inquiétaient de voir que la direction avait manifestement décidé d’organiser un plan de départs forcés. Le manque de transparence de la direction a conduit inévitablement les élus à exercer leur droit d’alerte économique.

Au lieu de jouer la carte du dialogue au sein de l’entreprise, tant avec les représentants du personnel qu’avec les salariés, la direction de l’entreprise a choisi l’entre-soi. Elle est revenue au pire travers que nous dénonçons régulièrement : le clivage entre le personnel de structure et les consultants. En allant jusqu’à utiliser (pour ne pas dire manipuler) la hiérarchie intermédiaire pour constituer des dossiers de licenciements. La direction se passait de réfléchir à la manière de gérer la crise humainement…

Certains pourraient penser « c’est parce que l’entreprise n’avait pas droit aux aides de l’état » ou encore « c’est parce qu’elle ne voulait pas d’aides »… L’éventualité de cette seconde option serait prendre au mot un directeur qui invoquait régulièrement son souci de la solidarité nationale en réunion du CSE… surtout d’ailleurs quand il s’agissait d’avoir recours à la solidarité des salariés.

En fait, oui, et plus qu’invoquer la solidarité nationale, elle la demandait ! Aussi frénétiquement qu’elle forçait les départs, la direction cherchait les aides. Chômage partiel, congés imposés malgré le travail à faire, prêt garanti par l’état… Et la direction d’optimiser en organisant les départs sous forme de licenciements pour faute grave, donc sans indemnité de licenciement. Le syndicat soupçonne même la direction d’avoir sciemment faussé le versement de l’indemnité de chômage partiel au détriment des salariés pour quelques centaines de milliers d’euros.

Une gestion de crise déloyale envers les salariés, comme envers les représentants du personnel et les syndicats, . Et l’on n’entre même pas, car nous l’avons déjà fait, dans le détail des agissements délétères, facteurs de risques psychosociaux, dont certains salariés, partis amèrement, ont témoigné et témoignent encore. Les représentants du personnel n’en sortent pas non plus indemnes…

Mais enfin, la question que tous se posent : est-ce que la direction d’Astek a sauvé l’entreprise de cette crise ? C’est avec la plus grande ironie que nous disons « OUI, et bravo à tous les acteurs qui ont contribué à la mise en oeuvre de méthodes abjectes ».
Avec le recul, certains, peut-être, auront honte.

Voilà, cher collègue, une gestion honorable de la crise aurait été une gestion collective, et notamment par l’implication des représentants du personnel, voire même de tous les salariés, dans la recherche des solutions à retenir. Au lieu de ça, la direction d’Astek a justement retenu de déshonorer plus d’une centaine de collègues en les virant par la petite porte.
Rappelons qu’en telle situation l’honneur se répare devant la justice ! C’est long certes mais ça peut contribuer à effacer le traumatisme.

Cher collègue, à plusieurs nous sommes plus forts, alors rapproche-toi des représentants du personnel.

Cher collègue, rejoins le Syndicat Indépendant Diversité et Proximité.

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