Chez Astek, le SIDP demande à pouvoir coopérer sur le sujet de l’emploi en situation de handicap

La direction d’Astek propose aux organisations syndicales de renouveler l’accord en faveur de l’emploi en situation de handicap, en vigueur de 2024 à 2026.

Le bilan des 3 années d’exécution est très mitigé. Astek a atteint en 3 ans ce que l’accord prévoyait d’atteindre en 1 an. L’emploi en situation de handicap n’a progressé que par le moyen des reconnaissances de qualité de travailleur handicapé (RQTH). Les embauches n’ont pas été à la hauteur, et les départs ont été 2x plus nombreux qu’envisagé. Alors si l’effectif de salarié(e)s en situation de handicap a doublé, le turnover (basé sur les départs) est de 77% !

Dès lors, le SIDP prétend toujours, comme initialement en 2024, qu’il est nécessaire que les organisations syndicales ne donnent pas seulement un blanc-seing pour l’exécution de l’accord, mais y contribuent en étant parties prenantes dans le pilotage. Et que pour comprendre les défauts et envisager les améliorations, il est nécessaire de bien comprendre le présent, et donc se doter de plus d’indicateurs de suivi, y-compris qualitatifs.

Pour rappel, l’accord agréé a représenté un manque à gagner de plusieurs centaines de milliers d’euros à l’AGEFIPH, dont l’objet est en particulier d’accompagner les entreprises qui n’en ont pas les moyens… Chaque année Astek (parmi les 500 plus grands employeurs en France) est contributrice, au titre de son déficit d’emploi handicap, pour près d’un million d’euros aux 500 à 600 M€ du budget de l’AGEFIPH.

Evaluer l’efficacité des montants dépensés “en privé” est tout autant primordial que la mesure de celle des actions de l’AGEFIPH.

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