Conséquences des incendies dans les Landes
La direction d’Astek insiste : en cas d’urgence, et d’inaccessibilité d’un site client, les salariés qui ne peuvent ainsi se rendre en mission, se voient imposer un RTT sur le champ. Le SIDP oppose que les salariés doivent être a minima reçu en agence, et possiblement se voir imposer des RTT, mais moyennant le respect du délai de prévenance.
Situation trimestrielle de l’entreprise
Le CSE et le syndicat reprochent régulièrement à la direction de ne pas se voir remettre les données et statistiques nécessaires à envisager le présent et le futur de l’entreprise. Alors des élus tentent de reconstruire les données manquantes à partir de plusieurs sources, toutefois plus ou moins fiables… La direction le reproche aux élus ! Pour elle, le CSE ne doit travailler qu’exclusivement à partir de ce que la direction fournit !
Et justement, le SIDP, fort de ses propres analyses sur les licenciements massifs (environ 250 par an depuis 2 ans), donne suite à sa position publiée en 2025 en déclenchant, seul, une action judiciaire pour dénoncer la fraude au plan social et l’impact négatif sur des nombreux ex-collègues.
| Déclaration syndicale : En avril 2026, le CSE a transmis une liste de questions sur la situation économique et sociale dans l’UES (groupe) Astek. En juin 2026, les réponses largement insuffisantes apportées par la direction d’Astek ont conduit le CSE à décider unanimement de pouvoir exercer toute action nécessaire afin d’obtenir des informations claires, précises et loyales sur l’évolution de l’emploi au sein de l’entreprise. Le SIDP prétend depuis plusieurs mois, sur la base des seules informations dont il peut disposer et que l’employeur estime devoir à la délégation du personnel, que l’entreprise fait face à des difficultés économiques et financières. Et que l’entreprise devrait mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi. Le syndicat estime qu’au contraire, les dirigeants ont déguisé un plan social sous la forme notamment de licenciements pour fautes personnelles. Faisant le constat que le travail initié en CSE n’est pas suivi d’effet, et dans la continuité des soupçons que l’employeur n’a pas su lever, le SIDP entend déclencher une action judiciaire pour fraude au PSE. Les organisations syndicales et le CSE pourront se joindre à l’affaire lorsqu’elle sera instruite. |
Santé et sécurité, et … risques graves
Pour la petite histoire, qui en dit long tout de même, la direction d’Astek estime qu’acheter une souris ergonomique à celles et ceux qui ont un avis médical, s’inscrit en action de prévention. Autrement dit, le principe de la direction d’Astek est simple : donner une chance au risque de se produire, et réagir le cas échéant, si elle y est obligée…
Quant au CSE, il prétend que la définition usuelle de prévention est de faire que des problèmes connus n’arrivent à personne. Et vous ?
Sur le sujet des risques graves sur les salarié(e)s des fonctions administratives, le CSE redonne 1 mois à la direction pour revenir avec efficacité plutôt qu’avec mépris pour les préconisations du cabinet FHC.
L’avis des salariés sur le CSE est plutôt positif
Un sondage, qui a recueilli les avis d’un peu plus 500 collègues d’Astek, rapporte un avis globalement favorable du CSE. Le fonctionnement du CSE est très bien évalué pour la simplicité des démarches, la qualité de l’information et les services proposés.
Les salariés attendent avant tout de leurs élu(e)s qu’ils représentent leurs intérêts auprès de l’employeur et les informent sur leurs droits. MAIS leur visibilité reste insuffisante puisque seuls 41 % des répondants déclarent connaître un ou plusieurs élus et 59 % savent comment les contacter. Serait-ce lié au turnover qui avoisine les 50% ? 😉
La séance de questions réponses est l’occasion de rappeler à la direction
- qu’il est très anormal que plusieurs managers fassent venir des collègues en intermission à l’agence sans rien donner d’autre à faire qu’être assis sur un fauteuil, au motif “de se montrer disponible si une opportunité de mission vient à se présenter“. Quel abus de pouvoir !
Le livret d’accueil est pourtant très clair : l’intermission se fait par principe à domicile, et il faut répondre aux sollicitations sous un délai d’une demi-journée. - qu’il est pénalement répréhensible d’attenter à l’avenir professionnel d’un(e) collègue en lui proposant de partir de l’entreprise par tout moyen, pour éviter de se faire licencier pour des fautes qu’il/elle aurait commises.


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