Le 4 avril, le syndicat a demandé à la direction d’Astek d’ouvrir une négociation sur un plan de départs.
Le constat est sans appel : l’effectif de l’entreprise baisse depuis plusieurs trimestres, les collègues témoignent de pratiques de licenciements transactionnels étranges, les représentants du personnel et syndicats constatent qu’ils accompagnent sans arrêt des collègues en ruptures conventionnelles ou en licenciements pour fautes.
Peut-on évoquer l’état de santé psychologique des collègues qui se sentent placés sur le chemin de la sortie alors qu’ils ne le souhaitent pas ? Peut-on parler des pratiques qui consistent à les « piéger » en activant des mobilités n’importe comment pourvu qu’il y ait refus de mission, donc possibles sanctions ?
Peut-on parler de l’état de santé psychologique des représentants du personnel, pour qui le nombre de cas à accompagner, le nombre de dilemmes, le nombre d’heures d’écoute, devient ingérable ? Et parle-t-on de l’impact de toute cette négativité sur les missions assurées en parallèle ?
Si l’employeur a la volonté de réduire l’effectif, cela doit s’organiser de manière à ne blesser personne, ni créer des injustices.
Il est INACCEPTABLE que des collègues subissent des pressions, soient affaiblis, mis en infériorité par divers moyens. S’ils ne partent pas par eux-mêmes après ça, ils sont mis devant la possibilité de ruptures conventionnelles, avec des indemnités ridicules, quand ce n’est pas pour faute grave, donc 0 indemnité, exagérées.
Les marchands marchandent tout. Y-compris la santé et la dignité, pour l’intérêt exclusif de l’économie de l’entreprise…
C’est pourquoi des règles collectives raisonnables qui protègent tant la dignité de toutes et tous que la pérennité de l’entreprise doivent être négociées !

