Le jeu perdant pour tout le monde dans les ESN

Perdant, perdant, perdant… Un petit jeu qui semble ne pas effrayer pas certaines ESN.

Lorsqu’un ou une salariée subit des désagréments répétés, cela en vient à affecter sa santé.

Résultat, le ou la collègue est fatigué(e) d’avoir à gérer des conflits ou des pressions en plus de sa mission. Gêné(e) parfois de l’impact sur son travail quotidien. Perturbé(e) tout naturellement dans sa vie personnelle.

Et que fait-il ou que fait-elle ?… Aller voir son médecin. Qui décide d’un arrêt maladie pour 2 ou 3 semaines.

Pause : le médecin traitant, c’est bien, mais le médecin du travail c’est mieux ou complémentaire. Quand l’on est affecté par son travail, on explique ici pourquoi il faut absolument prendre rendez-vous avec la médecine du travail.

Les affections mentales nécessitent que le patient prenne du recul, d’où des durées qui semblent longues. Et les impacts socio-économiques sont faramineux !

En arrêt maladie, le collègue ne va plus chez le client. Le client est un peu surpris, car le professionnalisme et la bonne figure du collègue, ne lui ont pas permis de percevoir les difficultés.

En plus le client subit la perte d’un équipier pendant 3 semaines. Le reste de l’équipe va-t-il pouvoir compenser l’absence ? Mystère, et, si oui, à quel prix sur leur charge de travail ?

Le client est perdant sur le plan de la productivité. Mais le client peut toujours se consoler peut-être par le fait qu’il ne paie plus le prestataire.

L’ESN est perdante sur le chiffre d’affaires de 3 semaines de prestation !

Mais certains se consoleront par le fait que c’est l’Assurance Maladie qui paie les indemnités journalières de sécurité sociale pendant 3 semaines.

Oui, l’Assurance Maladie est la 3e perdante du jeu.

Certains vont conclure que sans l’Assurance Maladie, sans l’assurance de voir une partie de son salaire versée pendant l’arrêt, le salarié aurait réfléchi à 2 fois avant d’aller pleurer devant son médecin.

D’autres concluront plutôt que le client d’une part, et la société de services d’autre part, auraient du faire le nécessaire pour protéger la santé de ses salariés.

Et le code du travail prévoit même que les élus du personnel peuvent alerter l’employeur avant qu’une situation de travail ne finisse par affecter un collègue. Soyez vigilant(e)s, témoignez au CSE ou aux syndicats, afin d’agir au mieux. Prenons soin les uns des autres.

Illustration générée par IA


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