Résultat du sondage sur le télétravail

Télétravail : le résultat du sondage pose question

247 réponses en 3 semaines et environ 70 commentaires libres nous permettent de dire que le sujet vous intéresse. Gageons que nos prochains sondages produiront le même enthousiasme 😉

Cette article met en lumière d’une part des questions fondamentales en terme de gestion des salariés, qui souhaitent indéniablement être capables de télétravailler, et d’autre part, questionne le financement du télétravail.

Quelques généralités pour commencer

Les résultats ne font pas ressortir des craintes que nous pouvions avoir quant à des phénomènes d’isolement ou de troubles physiques (TMS, troubles musculo-squelettiques). Toutefois plusieurs commentaires pointent le défaut de prise en charge par l’entreprise des coûts d’équipement de confort au domicile (fauteuil, écran..). Ce qui signifie tout de même que les salariés pallient ou ont pallié le défaut de confort par eux-mêmes (on y reviendra).

Justement parmi celles et ceux qui ne font pas (ou rarement) du télétravail, quelques un(e)s mettent en cause les difficultés liées à l’équipement ou à leur environnement au domicile. Une majorité d’entre eux imagine pourtant que le télétravail permet de mieux organiser sa vie. Cette meilleure organisation est d’ailleurs bien confirmée par ceux qui pratiquent déjà le télétravail. Le télétravail contribue sans nul doute à une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Pour autant, cela ne signifie pas qu’un déséquilibre se crée en faveur de la vie privée. En effet, les télétravailleurs indiquent très largement travailler davantage.

Pour finir sur les généralités, le contact avec les représentants du CSE semble se perdre à mesure que la durée du télétravail augmente. Dans ces conditions, vous devrez nous aider à faire en sorte que les entreprises autorisent les communication et contact syndicaux même sur les moyens numériques de l’entreprise. Nous reviendrons bientôt vers vous sur ce point.

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Accès au télétravail

Sans surprise les résultats montrent que la pratique du télétravail dépend essentiellement du client chez qui le consultant intervient à l’instant T.
Se pose la question : les consultants pourraient-ils vouloir choisir une mission selon que le client visé accepte ou pas le télétravail ?

Pour celles et ceux qui travaillent au sein des ESN, le personnel administratif et commercial notamment, il s’agira de clarifier les règles générales afin que personne ne se voie refuser un télétravail de manière arbitraire (c’est ce que montrent malheureusement certains commentaires).

Mais nous sommes aussi convaincus que l’organisation du télétravail peut être convenue de manière formelle au sein d’une équipe. Ainsi selon nous, il ne serait pas délirant qu’une équipe puisse considérer que son activité n’est pas impactée par un fonctionnement 100% télétravail, alors qu’une autre conviendrait que son activité ne peut rester efficace qu’avec un maximum d’une journée par semaine.
Du coup, se pose aussi la question : un(e) collègue (ou candidat à l’embauche), pourrait-il/elle vouloir un poste dans une équipe selon la possibilité de télétravailler ?…

Clarifier les règles générales et critères d’acceptation et de refus du télétravail

Cadrer formellement la méthode d’organisation du télétravail pour les équipes qui voudraient convenir d’un rythme de télétravail

Indemnité

Il est utile de répéter que l’exercice du travail ne doit pas être une charge financière pour le salarié. Autrement dit, un salarié ne doit pas dépenser une partie de son salaire pour travailler. Cela va de soi, n’est-ce pas ?

Or, l’utilisation de l’électricité, de l’internet, du chauffage, d’un espace de bureau improvisé au domicile, matériel de confort (écran, fauteuil…) remplace ce que l’entreprise met habituellement à disposition pour bien travailler. En gros c’est le télétravailleur qui paie cette part des charges d’exploitation habituelles de l’entreprise (Tableau URSSAF).

Ceci-étant, rester chez soi, ne pas se rendre au bureau, génère des économies, en carburant notamment pour ceux qui se déplacent en voiture. Mais ces frais ne sont pas pris en charge par l’entreprise, qui se fiche bien de savoir où les salariés habitent (en général). Toutefois une spécificité existe pour ceux qui utilisent les transports en commun ou d’autres moyens pour lesquels la loi prévoit une prise en charge partielle par l’employeur.

Et puis il y a le temps, et sa valeur selon ce qui en est fait. Et justement, en ne perdant pas de temps dans les transports, les salariés en gagnent ! Parfois beaucoup.
Et qu’en font-ils ? Certains travaillent, d’autres pas, et d’autres font un peu les deux.

Une formule se dessine

– Les coûts de fonctionnement de l’entreprise au domicile doivent-ils être remboursés par l’entreprise ? Oui.
– L’entreprise doit-elle profiter de l’économie de coûts de transports que les télétravailleurs réalisent ? Pas sûr.
– Le temps de travail supplémentaire doit-il être valorisé ? Compensé, a minima…

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Coûts de fonctionnement : Surface 150€/m2/an, Internet 240€/an, Electricité 60€/an, Chauffage 200 €/an, Ecran 30€/an, Fauteuil 30€/an.
En considérant l’utilisation de 5m2, on calcule un coût de 1310€/an
Soit 6€/jour télétravaillé.

Economie de transport : Voiture 6L/100 pour 30km A/R = 1,8L
Soit 3€/jour télétravaillé.

Valorisation du temps : 1h de trajet A/R à 16€ net/h (2700€ net/mois)
Soit 16€/jour télétravaillé.

Indemniser les coûts de fonctionnement

Indemniser les investissements de confort

Faisons un calcul en considérant le coté « win-win » si cher aux employeurs. Et aussi parce que tout le monde est bien content du télétravail, on coupe la poire en 2.

Coût de fonctionnement – Economie de transport + temps de travail gagné = 6 – 3 + 16 = 19.
L’indemnité fair-play doit s’élever à environ 9,5€/jour.

Maintenant la question à 1000 euros : selon vous, qui de l’entreprise ou de vous profite financièrement le plus du télétravail ? Et pour 1000 euros de plus : quel est votre propre calcul fair-play ?

L’autre bonne question : et le client au fait ?

Retour à la base : 80% des salariés des ESN sont des consultants, à l’oeuvre chez les clients de l’entreprise, qui aménagent leur locaux en « flex-office » pour accompagner la tendance au télétravail, tout en réduisant leur surfaces de bureaux, donc leurs charges d’exploitation.

Intégrer la notion de télétravail dans l’ordre de mission

Et c’est pourquoi, le coût du télétravail doit être refacturé au client.
Il n’est pas improbable que les commerciaux aient déjà impacté cette notion sur les facturations.
Si tel n’est pas le cas, ils y sont invités.
Si tel est le cas, il serait proprement intolérable que l’entreprise « marge » sur nos coûts personnels !

Ce premier sondage pose au moins 2 questions
1- Le télétravail est-il un critère de choix de mission ou d’emploi ? Et quel impact sur le parcours professionnel ?
2- Le temps personnel économisé par le salarié qui ne fait pas le trajet domicile-travail est-il en réalité mis à profit de l’entreprise ? Et si c’est le cas, est-ce du travail supplémentaire, ou bien ce temps privé est-il récupéré à un autre moment ?

Quelques commentaires de salariés issus du sondage

Indemnité plus importante : le télétravail implique également moins de frais kilométriques à rembourser par Astek, donc et comme on travaille plus, une indemnité plus importante serait la bienvenue et correspondrait mieux à la réalité.

J’apprécie le télétravail quand il est choisi. 2 à 3 jours par semaine me semblent très bien…

Ca serait bien si l’entreprise pouvait participer aux frais matériel pour le télétravail (chaise, écran…)

J’ai été en intermission à domicile pendant plusieurs mois, la Direction considère que ce n’est pas du télétravail. Pourtant, j’ai continué à travailler aux mêmes horaires (auto-formation, lecture de doc, meet-up…) ce qui m’a permis de me sentir à l’aise et formée lorsque j’ai repris une mission, en présentiel (à 100%). J’avais un PC personnel, Internet personnel, j’appelais avec mon forfait téléphone personnel. Ce n’est pas normal de ne pas être indemnisé sur cette période ! (à noter : pas de place en agence, et port du masque délaissé – au moment où on devait encore le porter ; je n’ai donc naturellement pas demandé à travailler à l’agence)

La prestation en clientèle avec le télétravail a accentué l’éloignement avec collègues et manager

Vous avez des commentaires, des idées, des suggestions ? 🙂

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