Choquant ? Une ESN-SSII rompt des périodes d’essai au motif qu’elle ne trouve pas de mission…

« Allô, je viens d’être embauché dans ESN-SSII , on m’a proposé une première mission loin de chez moi, qui manifestement ne s’est pas faite, et aujourd’hui on met fin à ma période d’essai parce que les équipes commerciales ne me trouvent pas de mission. J’aimerais avoir votre avis…« 

L’avis tient dans l’article L1221-20 du code du travail : « La période d’essai permet à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d’apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.« 

A partir de la réception de la notification de la fin de période d’essai, le préavis commence et sa durée est nombre de semaines à peu près égale au nombre de mois de présence.

Première action à prendre : écrire une lettre de contestation

En exposant clairement les faits qui tendent à faire comprendre que l’évaluation n’a pas eu lieu, on prépare une potentielle action judiciaire.

Se faire aider d’un représentant du personnel, élu du CSE et/ou délégué syndical.

Vivre une telle situation est souvent humiliant et dégradant. Prendre quelques minutes ou quelques heures pour se défendre fait partie de la reconstruction nécessaire.

Deuxième action à prendre : parler aux collègues

Avec 2 objectifs, le premier étant d’obtenir du soutien de leur part, voire du réseau pour rebondir.

Le second, partager l’information afin qu’eux-mêmes bénéficient de cette malheureuse expérience, à laquelle ils pourraient eux-mêmes être confrontés tôt ou tard.

Troisième action : préparer une action judiciaire

Sauvegarder les emails et tout élément factuel qui soutiendra la contestation devant un tribunal de prud’hommes.

Transmettre les informations à un représentant du personnel pour qu’il ou elle puisse ajouter des éléments de contexte de l’entreprise. Ils seront utiles au tribunal pour juger du caractère potentiellement abusif :

ON N’EMBAUCHE PAS QUELQU’UN LORSQU’ON N’A PAS DE TRAVAIL A LUI FOURNIR !

….. et si on le fait (!?), alors comment l’évalue-t-on ?

Quatrième action : lancer l’action judiciaire

S’adresser soi-même au tribunal de prud’homme est possible. L’expérience est bonne à prendre. Il s’agit seulement de présenter son litige devant des juges qui sont des gens comme vous.

Se faire aider du syndicat est une bonne option 😉

Une aide pour trouver un avocat, et un aide financière le cas échéant, peut être obtenue grâce à une assurance de type « protection juridique » (parfois incluse dans des contrats classiques).


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