Les juges rappellent Astek à l’ordre

« La gestion du projet m’a tellement détruit psychologiquement que j’ai défoncé mon PC… puis fait un séjour en soins psychiatriques… Et je peux te dire que d’autres collègues ne sont pas loin de péter les plombs« . Tel est le témoignage qui m’a conduit à alerter la direction d’Astek sur une situation susceptible de porter atteinte à la santé mentale de plusieurs de nos collègues.

Ben oui, quand on entend ça on se dit qu’il vaut mieux éclaircir le contexte et corriger ce qui doit l’être. Le code du travail, en son article L2312-59, octroie le droit d’alerter l’employeur pour mettre fin au problème.

Quelle belle occasion de faire progresser l’entreprise afin que des situations exceptionnelles de souffrance ne se reproduisent pas. C’est ce qu’on se dit.

Malheureusement ce n’est pas ce que se dit la direction d’Astek. Elle serait plutôt du genre à taire le problème. Le cacher. Le mettre sous le tapis.

Donc Astek se passe de faire l’enquête interne avec les élus du personnel, qui permettrait pourtant de savoir pourquoi on en est à faire souffrir un collègue… ça suffit !

Par jugement du 13 Juillet 2022, le tribunal de prud’hommes de Grasse, saisi par un membre du syndicat, vient de rappeler Astek à l’ordre, en lui répétant simplement ce que la loi prévoit : l’enquête conjointe doit avoir lieu dans tous les cas, et que la direction de l’entreprise n’a pas à juger de la pertinence de l’alerte.

On le répète, si vous sentez un collègue en détresse psychologique du fait d’un dysfonctionnement éventuel de l’entreprise, contactez le CSE ou bien votre syndicat préféré !

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