« Allô, bonjour, je vous appelle parce qu’il y a un problème avec votre contrat de travail. Notre client ne peut pas accepter la prestation avant au moins 1 mois. Donc comme on avait prévu que votre CDI commence la semaine prochaine, il faudrait reporter votre embauche…
– Ah, c’est embêtant, d’autant que j’ai démissionné pour venir chez vous, donc je serai sans salaire à partir de la semaine prochaine si on repousse.
– On sait bien, mais c’est comme ça… »
La relation de travail commence mal pour le futur salarié. Il n’a pas 36 choix.
Première option : signer un avenant à son contrat de travail…
… accepter de perdre un mois de salaire, pour le bien financier de son futur employeur. En espérant que la mission ne sera pas annulée, ou bien une nouvelle fois repoussée.
Au passage, une telle situation rappelle fort un signalement en cours d’instruction par le parquet de Nanterre depuis le mois d’Octobre 2024.
Seconde option : refuser de repousser la date d’embauche
… et c’est bien normal, si l’on croit à la notion de respect.
Toutefois certains employeurs peu respectueux entreprendront de rompre la période d’essai illico presto, c’est à dire le jour même de l’embauche prévue initialement. D’autres attendront quelques semaines, mais dans les 2 cas, il sera vaguement tenté de faire croire que l’évaluation des compétences du salarié a bien eu lieu.
Il arrivera aussi que le salarié, devant une telle entrée en matière, se fasse un avis tranché sur son nouvel employeur, et cherche rapidement du travail ailleurs pour finir par mettre fin lui-même à sa période d’essai.
Un vrai gâchis de recrutement pour tout le monde !
Question subsidiaire purement technique
Se peut-il que l’employeur « oublie » d’effectuer les formalités administratives prévues légalement en matière de déclaration préalable à l’embauche ?
Choqué(e) ?

