On me dit « je suis d’accord avec l’action syndicale, voire même la grève, mais je crains des représailles« .
Un « logiciel », une programmation, qui a besoin d’un petit correctif. Surtout pour ce qui concerne les SSII-ESN.
Ce qui suit est un peu caricatural, généraliste, et osé, mais a sans doute le mérite d’être un peu informatif.
D’abord la première idée reçue, cauchemar bien instillé au fil des ans : si tu l’ouvres, et si tu te prends une sanction, voire que tu es viré(e), voire que tu vas aux prud’hommes, ça va te suivre dans ton dossier professionnel. Le fameux.
Y a pas de dossier. Tout le monde en sait bien assez sur tout le monde via les réseaux sociaux privé et professionnels. Certains d’entre vous répliqueront, plus ou moins sérieusement, que le téléphone existe toujours, et que du coup un recruteur va appeler ton ancien patron. Ah.
Vous pensez vraiment qu’un recruteur attache de l’importance à ce que quelqu’un dans une SSII-ESN va lui dire à propos de vous ? Et quand bien même, vous croyez vraiment que quelqu’un dans une SSII-ESN va prendre le temps de rechercher votre ancien manager (ou plutôt l’un de vos innombrables) qui sera sans doute parti depuis longtemps ?
Deuxième idée reçue : si tu l’ouvres tout court, tu n’auras ni augmentation ni promotion. LOL, si tu ne l’ouvres pas, tu n’en as pas non plus ou rarement, pas vrai ? Celle-ci était facile.
Et alors, la dernière idée reçue, la plus intéressante : si tu l’ouvres en répondant présent à un appel à action syndicale, une grève par exemple, tu vas subir des représailles, notamment pas d’augmentation ni promotion. Retour à la case 2 😉
NON, NON, ok, disons que tu subis des représailles de toute nature, dans les mois qui suivent l’action collective (une action coordonnée de plusieurs salariés, à l’appel d’un syndicat, une grève par exemple, ou toute autre action à plusieurs). Là il faut se dire plusieurs choses :
1- que ton employeur est un vrai con, et qu’il faut se barrer
2- que si ton employeur entreprend des sanctions, tu pourras gentiment lui retourner que les représailles suite à une action syndicale, c’est pas bien car c’est de la discrimination. Et que la discrimination en justice peut rapporter plusieurs milliers d’euros dans le cadre civil (prud’hommes), et coûter au patron 45 000€ et de la prison s’il y a plainte (correctionnel).
3- que, comme tu fais ton boulot correctement, ton patron serait vraiment con de reprocher quoi ce se soit !
4- …. et que, par conséquent, seuls les mauvais employés se retiennent de participer aux actions collectives ! 😉
ALLEZ ! A la prochaine occasion, il ne faudra pas avoir peur d’agir ! 🙂
Enfin, évidemment, si tu es adhérent à un syndicat, le cas de discrimination sera encore plus évident pour la justice… Rejoignez-nous, ça coûte pas cher et ça fait un crédit d’impôts. C’est par ici.
Et vos désaccords avec ces propos, ou expérience personnelle, sont bienvenus.
L2141-5 du code du travail :
« Il est interdit à l’employeur de prendre en considération l’appartenance à un syndicat ou l’exercice d’une activité syndicale pour arrêter ses décisions en matière notamment de recrutement, de conduite et de répartition du travail, de formation professionnelle, d’avancement, de rémunération et d’octroi d’avantages sociaux, de mesures de discipline et de rupture du contrat de travail. […] »



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