80 euros par jour, le challenge !

Témoignage : À ceux qui se retrouvent dans mon cas, je conseillerais de se méfier des promesses faites à l’oral. C’est vieux comme le monde mais pourtant bien réel : elles n’engagent que celui qui les écoute !
Mais par dessus tout, méfiez-vous encore plus des frais que vous prenez à votre charge sans vous en rendre compte (type logements airbnb) : si les solution dédiées (type appart-hotel) sont chères c’est qu’elles comprennent un engagement sur la qualité de service. En les remplaçant par des logements airbnb/perso, vous assumerez (seul) cette absence d’engagement.

Mobilité

Tout a démarré pendant le confinement, lorsqu’une collègue des ressources humaines a insisté sur la mobilité : « […] de toutes façons c’est inclus dans vos contrats de travail, mais on préfère vous appeler« . Les compensations : logement en appart-hotel et un aller/retour toutes les 2 semaines.

À partir de là les appels de commerciaux s’enchaînent, à raison d’à peu près 1 chaque jour durant 1 mois. Désigné volontaire ??

Tout cela a fini par déboucher sur une mission. Et donc, il a fallu discuter du détail de la gestion des frais.
Le commercial poussait la solution du tarif forfaitaire à 80euros/jour ouvré, selon lui « une plus grande liberté ». Après un refus de ce forfait, notre collègue accepte finalement à la condition qu’Astek l’aide à trouver le logement.
Deal ! C’est ainsi que pendant les 3 premiers mois Astek va assumer tous les frais de déplacement… Soulagement.

Flexibilité

Erreur ! Le week-end précédant le démarrage de mission, toujours pas de logement. Et pour cause, Astek assume tous les frais, certes, mais dans la limite des fameux 80 euros/jour ouvrés ! Eh oui, les appart-hotels recherchés par Astek sont « hors budget »! Et donc, en dernier recours, bien au pied du mur, notre collègue se voit surfer sur Airbnb par exemple, sur compte personnel. Travail d’équipe avec manager et autres qui contribuent à fournir des liens vers des annonces, à moins de 80 euros : une après-midi entière à faire de la logistique, à trier en direct les liens airbnb : lequel n’a pas de toilettes de douche ou de frigo… Etre attentif aux annonces fournies pour obliger Astek à proposer des liens un peu plus dignes… Belle entrée en mission !

En 3 mois, 3 airbnb : du logement de 10m2 à la sous-location en résidence étudiante (y rentrer en fraude sans savoir s’il va être possible d’avoir les clés). Sans parler d’une menace d’annulation en plein milieu du « séjour ».

Précarité

L’aide apportée par Astek dans cette période ? au mieux inexistante.
À titre d’exemple pour faire la jonction entre 2 airbnb, il a fallu négocier durant une demi-journée pour être logé proche du lieu de mission. Pour finir par une solution hôtel + RER + bus, seule option évidemment qui « entrait dans les tarifs ».

Quelques mots sur les voyages retour « à la maison ». 2 par mois promis. Mince, le sacro-saint budget étant trop serré, tant pis, ce sera plutôt un seul aller/retour toutes les 6 semaines.

Concernant la recherche d’une situation moins précaire, l’aide apportée par Astek s’est résumée à mettre notre collègue en contact avec des sociétés gérant les mutations via le dispositif « Action Logement ». Ceci-étant, la société choisie a fini par comprendre que la situation n’entrait pas le cadre légal, car il ne s’agissait ni d’une embauche ni d’une mutation mais simplement d’une mobilité temporaire.
En effet, il s’agissait bien ici de prendre un second logement, avec tous les frais que ça implique, à savoir caution de garantie, frais d’agence immobilière, 1e mois de loyer, taxe d’habitation, abonnements électricité, internet, assurance, y-compris le nécessaire pour vivre/cuisiner/faire le ménage… le tout avec 80 euros par jour.

Est-il nécessaire de mentionner que ces frais seront remboursés sur notre de frais à une échéance inconnue ? 80 euros par jour ouvrés, c’est environ 1800 euros par mois! A avancer!
Subir une mobilité est déjà assez éprouvant, mais il s’agit en plus d’avoir les reins solides financièrement parlant.
Et qui répond aux questions pratiques : En arrêt de travail, qu’advient-il des 80euros/jour ouvré durant cette période ? Question bonus : soyons fous et imaginons un confinement (ah ben oui c’est le cas), quid des frais ?

On s’arrête là ? Noooon.

Se plaindre et critiquer est-il acceptable ? Notre collègue rapporte subir quelques recadrages plus ou moins subtils.

Il rapporte aussi avoir subi de malheureux dysfonctionnements, involontaires (?): les accords du début ne valaient rien: la collègue des ressources humaines n’a rien à décider, c’est au seul commercial de négocier les dispositions sur le logement et la fréquence des aller/retour.
À bon entendeur…

Et de conclure :

« Dixit les commerciaux mon client/projet est très important pour Astek. Ouf heureusement, que serais-je devenu si j’avais atterri sur un projet de moindre importance !
C’est triste mais maintenant je regarde mes mails avec une certaine amertume, notamment ceux invitant à « fêter sa boîte » : les slogans du type « il faut restaurer la confiance » me semblent bien cyniques tout à coup. »


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