L’article de presse ci-dessous a tout juste 10 ans. Il rapportait la fin d’un dirigeant d’Astek à Sophia Antipolis, Franck Platano, dont les méthodes de gestion étaient contestées et contestables. Il n’a pas été « licencié » à proprement parler, mais déplacé dans la galaxie des sociétés de Robinson technologies (détenu par Jean-Luc Bernard, fondateur d’Astek). Après un passage chez Axible, en liquidation aujourd’hui, Franck Platano dirige EEKEM Sud-Est du groupe Robinson, une ESN concurrente d’Astek…
Pour revenir au sujet, le nouveau venu Julien Gavaldon a licencié près de 250 salariés pour faute grave en 2024.
Fera-t-il mieux en 2025 ? C’est certain ! Alors comment s’y prend-il ?
Aidé par des serviteurs dont la créativité mal intentionnée égale l’impuissance à faire du commerce pour Astek, et aidé par la direction des ressources humaines, il valide les notifications de licenciement, pour faute grave dans 95% des cas. Ce qui économise les indemnités et le préavis par rapport à ce qui pourrait être une faute simple, quand bien même les salariés seraient vraiment fautifs… Mais comme les salariés ne se défendent pas en justice, c’est tout bénef.
Pour en arriver là, on soupçonne un procédé déjà utilisé pendant la crise sanitaire : l’invention de mission, probablement sur la base de vrais besoins exprimés par des clients potentiels. Les sources seraient les offres d’emploi publiées ici ou là sur internet, et les réseaux sociaux comme LinkedIn.
En gros on fouille le marché de l’emploi, on te dit qu’on peut te placer alors qu’on ne peut pas puisque c’est un poste ouvert en direct chez un client, et ensuite on viendra te reprocher de ne pas vouloir y aller. On peut au moins parler de perversité.
On soupçonne aussi, l’inexistence pure et simple des missions présentées : comment expliquer que les « ordres de missions » ou les descriptions de missions proposées soient vides ? La seule description est celle d’un « manager » bafouillant ce qu’il ou elle comprend à moitié. On ne peut leur en vouloir sur ça puisqu’ils sont inexpérimentés et ne font qu’obéir… n’est-ce pas ?
Dès lors, avec ces « outils », les collègues en intermission se voient subitement, après plusieurs semaines d’intermission en flottement total, proposer une salve de 3 ou 4 missions, par des « managers » des 4 coins de la France, qui demandent une réponse urgente. Souvent des missions partout en France, sauf autour de chez eux. Et qui, lorsqu’elle sont décrites, correspondent peu ou prou, souvent pas du tout, aux compétences et à l’expérience du salarié.
La réaction à avoir est simple : « ok, je veux voir, organisons une réunion de qualification« .
Et bien souvent ça en reste là, sans même une réponse, si bien que des collègues croient être vraiment sur le point de reprendre une activité pour un client. Ils espèrent.
Ceci étant dit, tous les salariés en intermission sont un jour ou l’autre invités au départ. Tantôt par une rupture conventionnelle, tantôt par un licenciement arrangé confidentiel.
Dans le 2nd cas, nous répétons : un licenciement transactionnel peut être illicite, notamment dans le cas où le salarié signataire n’est pas suffisamment « éclairé ». On peut penser à un salarié étranger par exemple qui ne maîtrise pas bien la langue… Ce qui deviendrait alors carrément de l’abus, puni sévèrement par la Loi.
C’est pourquoi il faut au moins en parler avec les élus du CSE ou les syndicats, ou même se faire aider d’un avocat ! Les coûts de l’avocat seront largement compensés.
La semaine prochaine, la revue de presse nous mènera en 2020…
Source : https://www.humanite.fr/social-et-economie/astek/verite-revelee-licencieur-licencie

Le groupe Astek est composé aujourd’hui de nombreuses sociétés : Astek France, Emisys, IT&M, Alsinova, DreamIT by Astek, Astek Research and Innovation, Tekneum, IPOK, INCKA, Semantys
