Comment s’annonce la rentrée pour les ESN, c’est une bien bonne question après les constats de pressions au départ et ruptures de contrat de ces derniers mois. Et donc, c’est en ces termes qu’une chaîne de télé orientée business proposait un podcast.
Invités du podcast, 3 dirigeants d’ESN. Pour Inetum, Micropole et SII. Tout va presque bien. C’est pas l’euphorie tout de même. Et, chacun se fera son avis, il y en a au moins une des 3 qui avait l’air assez fatiguée…
L’occasion de se demander pourquoi : une petite recherche en ligne nous amène à constater que Inetum n’est pas en reste sur l’organisation de départs involontaires qui sont constatés depuis des mois chez Astek ! La CFE-CGC informe sur un PSE déguisé…
Sur SII, il est assez difficile de trouver de l’information syndicale. L’expérience (celle de notre délégué syndical en tout cas) montre que la direction de SII parvient à « contraindre » l’expression des organisations syndicales présentes dans l’entreprise. Au passage, il en a été question dans un précédent article et dans la presse internationale, le syndicalisme n’est pas bienvenue chez SII…
Pour Micropole, on trouve seulement quelques cas judiciaires isolés et passés.
Mais dans les autres ESN, qu’en est-il en ce moment ?
On trouve de l’information chez AKKODIS (AKKA + MODIS), dont la CGT relevait au printemps 2024 des départs inhabituellement nombreux !
Plus récemment, en Août 2024, la CFDT de Cap Gemini rapportait que de nombreux salariés étaient poussés vers la sortie !
Les méthodes des ESN sont toutes les mêmes pour organiser les sorties involontaires des salariés : propositions de missions en déplacement, missions en dehors des compétences, pressions diverses et variées. Tout cela est ultra-documenté.
Certes les dirigeants les plus déshumanisés/financiarisés/excelisés s’en donnent à coeur joie, redoublent d’inventivité pour préserver leurs marges, mais il ne faut pas oublier que s’ils peuvent agir ainsi, c’est parce qu’ils bénéficient somme toute, de la protection plutôt bienveillante de leurs grands et gros clients.
Bref, la rentrée s’annonce dure pour les salariés et ex-salariés des ESN en premier lieu.

