Les ESN publient-elles des offres d’emploi pour des jobs qui n’existent pas ?

A en croire les sites de recherche d’emploi, les ESN (anciennement SSII) publient des offres d’emploi en masse. De même le moindre affichage de recherche d’emploi sur n’importe quel job board fait exploser le nombre de démarchages de la part de recruteurs des ESN. Les jobs à la clé existent-ils vraiment tous ??
Car si tel est le cas, les collègues des ESN qui perdent leur emploi involontairement ici ou là en ce moment n’ont vraiment pas de souci à se faire !

Ce serait bien de savoir ce que le Numeum (anciennement Syntec), syndicat des patrons des entreprises de la branche des Bureaux d’Etudes Techniques, pense de la situation. Il n’est en effet pas rare de lire de sa part que le secteur créé des emplois ; et ce alors même que les salariés des ESN pourvoient essentiellement aux emplois que leur clients ne souhaitent pas créer en interne…

Nous y voilà…

La concurrence est féroce entre les ESN. Car en effet, des entreprises comme des banques, des industriels de l’automobile et de l’aviation, des énergéticiens (etc…) publient une expression de besoin de prestation auprès de plusieurs sociétés de services numériques. Et qu’en font-elles ? A votre avis ? Qui souhaite nous aider à analyser combien d’offres correspondent en réalité à un unique emploi ?

Les ESN recherchent dans leur personnel dit en intermission, évidemment (n’est-ce pas ?), qui pourrait avoir le profil/les compétences qui correspondent au besoin. Sans toujours y parvenir.

Ce qui veut dire chercher ailleurs.
Attention, la suite projette une situation délicate, voire délictueuse.

Dans la compétition qui enrage les ESN, c’est la course au profil qui fera mouche sur le prochain besoin, le prochain marché à prendre. Alors l’ESN embauche « sur profil« , tel est le mot consacré.
C’est là qu’elle n’a de cesse de publier des offres pour des emplois qui, on le comprend donc, n’ont rien de certain. Consommation de recrues en vue.

Gagné. Tu es le talent recherché. Au terme d’un processus de recrutement en plusieurs entretiens, on croit en toi, en tes compétences, en tes capacités, ton savoir-être, ton savoir-faire ! Et la confiance, réciproque n’est-ce pas, est de mise. Tu y crois aussi à la mission promise.

CDI, période d’essai. En intermission pour commencer. Un peu délicat d’être évalué lorsque l’employeur ne donne rien d’autre à faire qu’attendre, sans outil de travail, sans contact avec les collègues (c’est majoritairement le cas).

Arrive la première touche. Réunion avec un client sur un besoin qui correspond plus ou moins aux compétences. Un peu délicat d’être « en essai » sur des compétences qu’on n’a pas… Le client ne retient pas le profil.

Deuxième touche. Même chose. Contrainte supplémentaire, le client est à 500km. Un peu délicat d’être employé dans un bassin d’emploi, pour être directement envoyé à l’autre bout de la France. Le client ne retient pas le profil.

Troisième touche. Il semble que « ta prestation face au client n’était pas très qualitative »… le client ne retient pas le profil. Dernière délicatesse : c’est donc le client qui fait l’évaluation de ton emploi dans l’ESN.

Point final. Ta période d’essai a duré 3 semaines.

On résume : une entreprise embauche un chercheur d’emploi pour un emploi en CDI, dont la période d’essai consiste à évaluer si des clients de l’entreprise veulent bien l’employer.

Alors pour en revenir au sujet : si les clients n’ont pas retenu le profil, c’est qu’ils ont choisi des profils présentés par d’autres ESN. Autant dire qu’il y avait un paquet de candidats sur le même poste, non ?

Alors la question de pose, à quoi correspondent les offres d’emploi publiées par les ESN ?


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