Dans une SSII-ESN, un supérieur hiérarchique vous approche : « bon, je crois que ça ne va plus le faire entre nous, on n’arrive pas à te trouver de mission, et je trouve que tu n’y mets pas du tien. On va te licencier, sans doute pour faute grave d’ailleurs. Mais partons bon amis : on peut faire une rupture conventionnelle« . Chantage au départ, ça suffit, souvenons nous que la justice dit la même chose.
Parce que dans la situation de notre collègue déjà pas très en forme, que faites-vous ? Entre licenciement sans indemnité, ou départ négocié (cacahuètes offertes)… tic tac tic tac…
La fin du témoignage de ce collègue est piquante. Mais avant cela, disons juste que la cour de cassation a déjà rappelé en 2015 et en 2020 que les contraintes subies préalablement à la signature d’une RC peuvent faire annuler la RC (Cass Septembre 2015 No 14-13.380, Cass Juillet 2020 No 19-15.441). En l’espèce, se trompe-t-on en affirmant qu’il y a contrainte ?…
Evidemment tout est histoire de contexte. En effet, si on a vraiment fait une faute, et qu’elle se solde miraculeusement par une RC, la RC ne sera pas annulée. Parce que sinon c’est un peu facile : on fait une faute assez grave, que l’on parvient à transformer en RC, puis on la fait annuler. Malin, mais pas bon 😉
Alors, sachez rappeler les règles à l’employeur, tout le monde s’en portera beaucoup mieux : « les contraintes subies préalablement à la signature d’une RC peuvent faire annuler la RC ».
Fin du témoignage, voilà ce que le manager dit au pauvre collègue : « Ah j’oubliais, moi je quitte la boite, mais je reste dans le business, dans le coin… Et j’ai des contacts, je saurai me souvenir de ce que tu vas décider… ».
Suffisamment ambivalent, mais plutôt mal pris. Et pour cause, cela ne vous rappelle-t-il pas un incident pendant la crise sanitaire chez Astek (voir ici) ? Ben oui, on ne se refait pas.
Bon vent à lui, dans le bassin d’emploi qui est petit. Méfiance si vous croisez sa route.


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