ça rime ! Certains se souviendront que notre déclaration de début d’année 2021 portait le même titre « 2021, rêvons un peu »… Pour le coup, force est de constater que ça ne rimait pas du tout, ni dans nos mots, ni dans les faits !
2021 fut loin d’être un rêve. Car la crise sanitaire a renforcé les outils de gestion des dirigeants, à coups de régimes dérogatoires qui, comme ils sont temporaires, pourraient ressembler à des ballons d’essai. « Peut-on faire cela sans que ça gueule trop ? ». Dans le même temps l’éloignement, mais pas uniquement, a sensiblement réduit la force des contradicteurs. Les dirigeants en viendraient-ils à penser qu’ils ont toujours raison ?
Ce serait oublier que la pensée majoritaire et dominante, pour ne pas dire dictatoriale, a plutôt tendance à gangréner les sociétés, en les empêchant d’évoluer, d’avancer, de progresser. Nos entreprises échapperaient-elles à cette éventualité ? Il est probable que non.
Alors, nous ne faisons surtout pas le souhait d’être d’accord sur tout. Nous souhaitons plutôt que le dirigeants d’entreprises comprennent que c’est dans l’opposition des idées que se construit le progrès. Nous souhaitons que les dirigeants d’entreprises comprennent que le dialogue social est efficace quand il est accepté comme un outil de progrès, quand il est doté de moyens. Que les dirigeants comprennent que les moyens sont tout autant humains, qu’informationnels, et que la confiance se fonde sur la transparence. Enfin que les dirigeants comprennent que la communication libérée au sein du collectif de travail, permet de faire grandir l’intérêt que les salariés ont à travailler pour leur entreprise.
Le dialogue social dans l’entreprise ce n’est pas afficher des bonnes intentions.
Ceci étant dit, on ne rechignerait pas à être d’accord là-dessus 😉
Faisons en sorte que cette année 2022, après 2 ans d’individualisation et de destruction, soit celle du collectif et de la (re)constructivité.


