Grosses amendes pour certaines ESN autour d’accords de non-débauchage

Pratiques de non-débauchage dans les ESN : « gentlemen’s agreements visant à s’interdire mutuellement de solliciter et d’embaucher leur personnel respectif ».

29 millions d’euros d’amende pour 4 ESN, dont Alten : 24 M€ ! Ausy est exonéré d’amende, pour avoir été transparente, et Atos écartée faute de preuves…

https://www.autoritedelaconcurrence.fr/fr/communiques-de-presse/pratiques-de-non-debauchage-lautorite-de-la-concurrence-sanctionne-quatre

Tiens, au fait, qu’en dit le syndicat de patrons Numeum/Syntec auquel ces entreprises adhèrent ?

Mais quid des impacts sur les salariés ?

Même si cela semble toucher les profils plutôt commerciaux, puisqu’évidemment un carnet d’adresse est aussi « dans la tête », on peut envisager la situation plus globalement. Les « talents » comme on entend souvent, sont partout.

« Non-débauchage » rime avec « bouchage » : l’évolution de salaire, l’évolution de carrière est potentiellement impactée par l’existence de telles ententes.

En tout cas, cela rappelle l’affaire qui avait opposé Alten et Astek

Lorsque Julien Gavaldon a rejoint Astek en 2014, Alten s’était plaint de son débauchage et des suites, puisqu’il aurait ensuite lui-même débauché plus d’une dizaine de ses ex-collègues Alten.

Une affaire terminée en 2023, par une décision de la cour de cassation qui a débouté Alten de ses demandes.


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