Astek veut grossir pour atteindre le milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2027. Et la communication de l’entreprise l’affiche sans détour : le moyen pour grossir, c’est la dette. Aux 200M€ de CA actuels, on ajoute 360M€ de nouvelle dette, qui vont servir à acheter des sociétés donc du chiffre d’affaires (croissance externe).
Rien de vraiment étonnant jusque là. Aux 570M€ de CA actuel on ajoute celui des sociétés qui vont être rachetées : 570M€ + 360M€ = 930M€. On l’a notre milliard, en imaginant y ajouter tout de même un chouïa de croissance organique. Voilà qui est dit : l’étonnant est la faiblesse de la croissance organique par rapport à la croissance externe.
Comment fait-on de la croissance organique ? En faisant en sorte que des salariés rejoignent l’entreprise et y restent ! Et en étant convaincant sur le plan commercial pour gagner et garder de nouveaux marchés.
Bref, si vous aviez besoin de la confirmation qu’Astek n’est plus qu’un instrument financier, voilà qui est fait. Le LBO (Leverage Buy-Out) poussé à l’extrême. Par ailleurs, selon le syndicat, l’opération permettra de générer plus de 100M€ de revenus pour les actionnaires notamment Jean Luc Bernard et Julien Gavaldon (dividendes et/ou opération de rachat d’actions par l’entreprise).



Laisser un commentaire