Après votre dossier médical géré par l’Assurance Maladie, après votre espace médical sur la mutuelle, voici votre espace médical pour… permettre à Astek de vous laisser gérer vos rendez-vous avec la médecine du travail.
Bientôt Astek vous confiera, à l’aide d’un mandataire numérique, le soin de confectionner vous-même vos ordres de mission… Bientôt vous passerez plus de temps à faire de l’administratif qu’à être en mission. Mais là n’est pas (encore) le sujet.
Le sujet, c’est vos données personnelles.
Il est hallucinant que des informations personnelles des salariés soient transmises à un tiers sans qu’ils en aient été préalablement informés.
Sans même d’ailleurs pouvoir s’y opposer. Certains le seront pourtant.
Le CSE avait demandé à en savoir davantage lorsque la direction a évoqué le sujet en réunion de Novembre. Mais les salariés n’ont pas encore pu prendre connaissance des échanges puisque le PV n’est pas encore diffusable.
En écho à ce que les élus ont apporté aux débats en réunion CSE, le communiqué du ministère du travail est intéressant : https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/campagne-de-demarchage-engagee-par-des-structures-ne-disposant-pas-d-agrement
L’entreprise MEDISPACE n’est pas un service de prévention et santé au travail, encore moins agréé.
Le syndicat a évidemment demandé que la direction présente au cours de la prochaine réunion :
- La liste des données personnelles transmises au mandataire medispace
- Les courriers par lesquels les différents services de prévention et santé au travail choisis par l’entreprise en France ont été informés
- La procédure pour nos collègues qui ne désirent pas que ce service tiers dispose de leurs données personnelles
S’agissant à ce stade d’un défaut dans la gestion des données personnelles des collègues, il s’agira aussi d’impliquer le délégué de l’entreprise à la protection des données personnelles (qui est par ailleurs directeur juridique, et qui est même élu du CSE) pour mettre en oeuvre, voire imposer, toutes les actions correctrices.
Notons au passage que l’employeur rechigne à permettre aux CSE et syndicats d’utiliser les adresses professionnelles des collègues pour les tenir informés, mais qu’il semble se permettre de fournir des informations personnelles y-compris de contact aux fins d’utilisation par des tiers de l’entreprise …


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