Chez Astek, on a signé un accord pour mettre en place des représentants de proximité

… et ces représentants de proximité seront désignés par le prochain Comité Social et Economique (CSE) d’Astek, que les salarié(e)s devraient élire à l’automne 2023.

Avec ces 26 représentant(e)s de proximité (RP) supplémentaires réparti(e)s dans toute la France, les salarié(e)s de l’entreprise pourront compter sur quelques 80 représentants du personnel (parmi environ 3500 salariés sur des centaines de sites client…) pour les accompagner, les conseiller et tenter de régler leurs problèmes individuels ou collectifs.

La mission des RP : refaire un peu ce que les Délégués du Personnel (DP) faisaient avant que la loi ne les aie fait disparaître en 2017… Et refaire un peu ce que les Comités d’Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) faisaient avant que la loi ne les aie fait disparaître en 2017. Ces disparitions étaient deux coups durs portés au dialogue social… dont la Société toute entière paie le prix on dirait. A ne pas vouloir prévenir, on guérit : les gens ont mal dans leur corps et dans leur tête, et en plus ça coûte cher au système de santé. Qui y gagne quoi ? 🙁

Bref, la mission des RP sera d’une part de faciliter le dialogue entre les salariés et leur management quand c’est nécessaire, en tentant de résoudre les problèmes qui peuvent survenir au quotidien, et d’autre part contribuer à la gestion des risques, l’amélioration de la sécurité et des conditions de travail. Mais aussi, aider les membres du CSE à organiser des activités collectives.

Au passage, certain(e)s diront encore, « En fait, on créé les Happiness officers du CSE, non ? ». En réalité, nous on pense que c’est plutôt le contraire : les « happiness officers » ont été importés des USA pour détourner les salarié(e)s des représentants qu’ils ont élus au CSE, et ainsi casser les liens et les contacts qui peuvent pourtant aider certains à se sortir de mauvaises situations.

Au titre des moyens pour accomplir leur mission, ces représentants disposeront d’une demi-journée par semaine. Y-compris une réunion mensuelle en commun entre la direction et les représentants de toutes les agences. Une avancée non négligeable car cette réunion permettra aux représentants d’une agence d’être au courant des problématiques rapportées dans d’autres agences, et donc de savoir comment les résoudre rapidement localement.

Enfin, du fait de leur engagement, et de leur liberté de parole face à la direction, ils bénéficieront de la « protection » donnée à tout élu du personnel. Pour ceux qui se posent la question : la protection des représentants du personnel n’est ni plus ni moins l’obligation pour l’employeur de demander l’avis de l’inspection du travail lorsque l’entreprise veut rompre le contrat de travail du représentant (autre que démission évidemment).

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