Et pendant ce temps-là …
Fondée en 1988 par Jean-Luc Bernard, la société Astek s’est fait une place dans le paysage des ESN (Entreprise de Services du Numérique) françaises. Devenue au fil des années une ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) implantée sur tout le territoire Français, mais aussi à l’international avec une présence dans 18 pays, le groupe Astek compte maintenant plus de 2500 salariés en France, et plus de 5000 dans le monde au travers de ses différentes filiales.
En 2020, une crise inédite par sa nature (une pandémie liée à l’apparition d’un nouveau coronavirus) est venue perturber de très nombreux secteurs faisant appel aux services informatiques. Astek n’a pas été épargnée et nombre de ses clients ont dû modifier leur organisation, revoir leurs perspectives, et adapter leurs projets.
Malgré ce contexte très incertain, les salariés ont fait preuve d’une grande adaptabilité, tant en interne que chez les clients, pour permettre à l’entreprise de limiter l’impact de cette crise. Ainsi, le groupe Astek a pu maintenir ses ambitions de croissance, et espère même profiter de l’après-crise pour faire de nouvelles acquisitions.
Durant cette période difficile et toujours présente, de nombreux salariés ont cependant été remerciés par Astek, et d’autres le sont encore en 2021. Et pendant ce temps-là, l’actionnaire majoritaire d’Astek Jean-Luc Bernard, qui vit à Singapour, a vu sa fortune personnelle croître au point d’intégrer le classement annuel des « 500 plus grandes fortunes de France » réalisé par le magazine Challenges (pour info le Classement des entrepreneurs des Hauts-de-Seine). Il est ainsi classé au 456ème rang avec 210 millions d’euros d’actifs.
Nul doute qu’avec le financement conclu durant l’été 2021 auprès d’Axa IM Alts et du fonds HIG Whitehorse via de la dette, les acquisitions vont pouvoir se poursuivre et sûrement permettre à Jean-Luc Bernard de gravir encore quelques marches de ce classement.
D’ailleurs, pour matérialiser une partie de cette fortune principalement liée à la valorisation globale du groupe Astek par l’intermédiaire de sa holding Robinson Technologies, l’actionnaire majoritaire vient de décider une opération de rachat d’actions (buyback). Cette décision va ainsi permettre à Jean-Luc Bernard de recevoir un confortable chèque de près de 35 000 000 €.
Pas sûr par contre que les quelque 2500 salariés en France, principalement des ingénieurs / Bac+5, qui se sont partagés environ 700 000 € au titre de la participation aux résultats de l’entreprise en 2020, ne soient aussi enthousiastes par ces opérations financières…
C.R.
Note : toutes les informations présentées dans cet article sont publiques.


