Dans les ESN, faut-il rejoindre un syndicat « low-cost » pour mieux avancer ?

Un syndicat « low-cost » qui peut faire sourire. N’y a-t-il pas de raison d’avoir un syndicat low-cost quand les dirigeants (pas low-cost) des ESN contribuent à entretenir des ingénieurs low-cost ?

Passée la plaisanterie, il est question ici d’expliquer certaines différences entre syndicats, clarifier l’idée reçue sur la fameuse « protection syndicale », et vous dire qu’il peut être utile de rejoindre un collectif 😉

Qu’est-ce que le CSE ?
Le Comité Social et Économique (CSE) est un groupe de salariés élus lors des élections du personnel, qui a pour mission de défendre leurs droits et intérêts collectifs et individuels. Il a ainsi un rôle de surveillance économique et social.

Il est aussi plus connu pour être en charge de l’organisation des œuvres sociales (billetterie, cadeaux de Noel, chèques vacances, activités collectives…).

Qu’est-ce qu’un syndicat ?
Un syndicat est une organisation de salariés qui se donne pour mission de se soutenir et se défendre mutuellement, et de soutenir leurs droits et leurs intérêts collectifs. Les syndicats qui recueillent au moins 10% des voix aux élections, sont les interlocuteurs auprès de la Direction, notamment dans la négociation des accords pour améliorer les salaires mais aussi les conditions de travail (égalité professionnelle, qualité de vie au travail…).

En France, il existe plusieurs types de syndicats, chacun ayant ses propres caractéristiques et missions :
1) Les syndicats interprofessionnels regroupent des travailleurs de différents secteurs d’activité. Ils défendent les intérêts des travailleurs au niveau national voire international (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC…).

2) Les syndicats professionnels ou catégoriels sont spécifiques à un secteur d’activité ou à une profession particulière (journalisme, magistrats, avocats…) ou un statut de salarié (CFE-CGC par exemple). Ils se concentrent sur les enjeux spécifiques.

3) Les syndicats de branche représentent les travailleurs d’une même branche d’activité (métallurgie, secteur ferroviaire…).

4) Les syndicats autonomes ne sont affiliés à aucune confédération nationale ou internationale. Ils sont souvent plus petits et plus spécialisés. Par exemple, le Syndicat Autonome des Conducteurs de Trains (SACT). Ou encore le tout petit Syndicat Indépendant Diversité & Proximité (SIDP)…

Le Syndicat Indépendant Diversité & Proximité a pour objet la défense des droits et intérêts, individuels et collectifs, professionnels, matériels et moraux des salariés, travailleurs intérimaires de sociétés de prestations de services intellectuels et prestataires indépendants de services intellectuels. Autrement dit, il met de l’énergie à défendre les travailleurs de SSII- ESN.

L’action du Syndicat Indépendant Diversité & Proximité repose sur le strict respect du cadre juridique de la République, à savoir l’application de la convention collective et du code du travail.

La « politique » du SIDP est de contribuer à faciliter l’expression des salariés dans la vie et l’évolution de l’entreprise, en se concentrant sur des enjeux tels que l’égalité des chances, la lutte contre les discriminations, la promotion d’un environnement de travail inclusif et équitable.

Comment choisir son syndicat ?
Il convient de comparer les différentes organisations syndicales, leurs valeurs et priorités, leurs positions sur les questions clés, leurs actions passées et leur implication. Leur positionnement spécifique dans l’entreprise est aussi un point important à prendre en compte. Et donc la première question est la suivante : parmi les syndicats, lequel sera-t-il suffisamment informé et réactif sur les problématiques liées à notre entreprise ?

– Est-ce qu’être syndiqué protège de sanctions ?
En cas de souci avec son employeur, un salarié en difficulté, syndiqué ou pas, peut se faire accompagner par n’importe quel représentant du personnel élu ou délégué syndical. Ce dernier l’informe de ses droits et lui donne des conseils sur les démarches à effectuer ou actions à envisager…

Contrairement à une idée reçue, être syndiqué ne protège pas d’une éventuelle sanction. De même, être élu du personnel ne protège pas d’une éventuelle sanction.

Mais tout salarié significativement actif dans toute action encadrée par le droit syndical, peut, s’il est sanctionné pour ça, demander l’annulation de la sanction et des dommages et intérêts conséquents pour en parvenant à prouver que les sanctions contre elle ou lui sont une conséquence de sa participation à des actions syndicales.

Toutefois, il est vrai que les sanctions contre les élus du personnel et délégués syndicaux sont soumises au « pré-contrôle » par le CSE et l’inspection du travail. Alors que les salariés sans mandat ne bénéficient pas de ce « garde-fou », et doivent défendre leur cause devant le tribunal de prud’hommes.

Evidemment, le syndicat viendra en aide à tout collègue qui serait réprimandé pour son engagement syndical. Donc nous en venons aux avantages d’être syndiqué.

– Est-ce que j’ai un impact sur la vie de l’entreprise ?
De plus, si vous avez choisi un syndicat de proximité, vous pouvez participer à la vie de l’entreprise et contribuer à l’amélioration des conditions de travail en faisant des suggestions qui seront présentées à la Direction lors des négociations.

– Est-ce que je suis mieux informé voire formé ?
Vous êtes mieux informé de vos droits individuels et collectifs. Pour le moment, le SIDP ne peut pas financer ou intégrer un système de formation.

En tout cas, vous bénéficiez d’un accompagnement approfondi en cas de difficultés professionnelles ou de sanctions disciplinaires.

Toutes celles et ceux que le SIDP a accompagné(e)s jusqu’à maintenant n’étaient pas syndiqués. Ils ont été satisfait de notre engagement, des conseils donnés et des actions que l’on a menés pour et avec eux.

En adhérent au syndicat, vous permettrez d’accompagner plus de collègues, en dotant le syndicat de moyens de base pour de la communication et des accompagnements juridiques.

Comment rejoindre notre syndicat ?
Il suffit de remplir un formulaire d’adhésion et de régler une cotisation. Celle-ci est variable en fonction des différents syndicats mais est toujours liée à la rémunération du salarié.

Compter environ 0.5% du salaire brut pour FO, CFE-CGC, CGT, CFTC.

0.2% du salaire annuel imposable pour notre petit syndicat Diversité & Proximité.
Par exemple : pour un salaire annuel net imposable de 30000 €, ça donne une cotisation annuelle de 60€ dont 66% sont déductibles des impôts, soit 20.40 € à charge.


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