A la fin du mois d’Octobre 2024, l’inspection du travail maintenait la pression pour que l’entreprise SII à Sophia Antipolis prenne les mesures de prévention contre les risques graves sur la santé des collègues, révélés par l’expertise de 2023. Nous estimons nécessaire de lever le voile sur les préconisations de l’expert habilité.
Tout d’abord un petit point de situation : les lecteurs habituels de procès-verbaux du CSE auront été surpris de constater que les échanges sont désormais plus « consistants ».
Auront-ils pour autant été surpris que cette « matière plus consistante » tombe fort à propos lorsque le médecin du travail, exceptionnellement invité et présent, rapporte que ses entretiens récents avec 60 salariés ne donnent pas lieu à s’inquiéter ?
Une question se pose : quel échantillon de salarié(e)s de SII Sophia a-t-elle reçu en visite ?…
En tout cas, si les risques graves ont disparu, c’est tant mieux…
…. Mais le syndicat ne le croit pas. Ainsi, devant l’inaction du CSE, qui a pourtant été formé au SSCT, le syndicat a indiqué au CSE et à la direction, qu’il entend faire réellement prendre en compte les résultats de l’expertise. Un juge devrait donc être amené à arbitrer.
Sachez aussi que l’inspecteur du travail (qui, pour rappel, peut être contacté à l’adresse ddets-uc1@alpes-maritimes.gouv.fr) contrôle toujours les suites données par SII à sa mise en demeure de mettre en oeuvre les préconisations de l’expertise.
En tout cas, gardez en tête que le syndicat reste à l’écoute de vos préoccupations sur la question des risques psychosociaux dans l’établissement SII de Sophia Antipolis.
Enfin le temps des « fake » en tout genre et de la désinformation, exige que tout le monde puisse se faire juge d’une situation notamment dans le domaine de la préservation de la santé et de la dignité des collègues. Dès lors, si le doute vous dérange, le rapport d’expertise RPS (anonymisé) est à disposition de qui demandera à le lire.
Concernant les rappels en matière de prévention, et les préconisations faites par l’expert, elles méritent d’être diffusées, d’autant qu’elles sont reprises par l’inspection du travail.

