L’inspection du travail avait déjà demandé à la direction de l’établissement de SII à Sophia Antipolis d’établir un plan d’actions pour mettre fin aux risques avérés révélés l’an dernier par l’expertise pour risques graves.
Manifestement, un premier rappel n’étant pas suffisant, l’inspecteur viendra en personne le 29 Octobre 2024 tenter de récupérer ce qu’il estime être dû, selon les préconisations du cabinet d’expertise habilité en la matière…
A ce stade, on peut valablement soupçonner que l’employeur néglige les risques d’atteinte à la santé mentale que certain(e)s salarié(e)s encourent dans l’entreprise. Certes, pour certains ce genre de mots suggèrent de plus en plus l’exagération, mais le déni ne peut pas être la règle ; à moins d’envisager que la survenance de l’irréparable serait gérable 🙁
… Et le CSE, que les salariés ont élu à la fin de l’an dernier, que fait-il donc ? Il semble avoir lui aussi mis les risques sous la table. C’est donc aux syndicats de se saisir des suites potentiellement judiciaires désormais…
Le syndicat a déjà adressé il y a 3 semaines une mise en demeure au secrétariat du CSE afin de faire respecter les droits de tous les élus. L’un des points déclencheurs : l’actuelle secrétaire en lien, en cheville (?), avec la direction, écarte la mise à l’ordre du jour de questions d’intérêt primordial pour les salariés : en l’occurrence les horaires de travail et la gestion du temps de travail ! Pas anodin, n’est ce pas ?!
On ne le rappellera pas assez : avoir un CSE qui se prend juste pour un G.O. du Club Med, c’est pas la bonne option. Et si justement vous êtes pour que le CSE défende les droits, allez-y, envoyez lui des questions sur ce qui vous chagrine dans l’entreprise.

