Coup de gueule

En période de crise, se dévoilent les valeurs profondes de chacun. Du meilleur au pire.

Alors que son PDG J.G annonçait en tout début de crise « Notre objectif est de sortir de la crise par le haut et aucunement de nous séparer de salariés, ce qui, en plus de casser toute solidarité, serait préjudiciable à l’image de la société ».
Force est de constater que jours après jours, le pire se dévoile chez Astek.

Après avoir rompu une bonne partie des périodes d’essai des consultants embauchés depuis moins de 7 mois (période d’essai 3 mois renouvelable 4 mois), Astek s’attaque maintenant à tous les salariés dont la mission s’est achevée du fait de la crise actuelle.
Après avoir fait pendant de nombreuses années, le bonheur d’une entreprise si efficace à recruter à l’international afin d’offrir à son principal client A une gamme diversifiée et cosmopolite de consultants, voila que maintenant, ces salariés étrangers se voient reprocher une maîtrise insuffisante de la langue française (conjugaison, grammaire, orthographe), faute impardonnable devant amener au plus vite à un EPL.

Pour les autres salariés qui maîtrisent parfaitement la langue française, on leur reprochera d’être peu enthousiaste à la perspective de faire une mission à Lille, Nantes ou Strasbourg, tandis qu’ils ont peut-être ici, conjoint et enfants.
Il va sans dire que la découverte, en pleine crise, de nombreux postes disponibles dans des régions précédemment peu actives, serait une aubaine incroyable.

Il s’agit donc pour des managers de convoquer les salariés à l’agence, à la chaîne. Un plan de retour à l’activité pour le moins ambitieux, ou ambivalent…
Lors de ces entretiens « de suivi », il leur est demandé d’éteindre leur téléphone portable afin que toutes les intimidations et propositions louches qui seront faites, ne soient traçables ni par écrit, ni par oral.
Le choc de la violence des propos tenus, sur le fond comme sur la forme, se lit sur les visages des collègues qui en ressortent.
Leurs témoignages se ressemblent : « Mon temps chez Astek touche à sa fin, d’une manière ou d’une autre. »
Les communications régulières du groupe Astek , informent que tout va bien, que même si les temps sont durs, le groupe continue sa progression, sans inquiétude ! Ahhh….

Mais, si tel est le cas, pourquoi tant d’exemples d’incitations plus ou moins légales, plus ou moins forcées, à quitter l’entreprise ? Les millions de marge les gars, conserver les millions de marge.

La marge pourtant déjà préservée par les mesures de chômage partiel. Pour optimiser un peu, les salariés en chômage partiel s’entendent répéter à l’oral qu’ils ne sont ‘bien évidemment’ pas en congés payés, et qu’ils restent ‘bien évidemment’ à disposition de l’employeur : dans l’heure, tantôt pour remplir un dossier de compétences, tantôt pour un entretien pour une mission lointaine… (… Seraient-ils donc en chômage-partiel-en-inter-missions ? Nouveau statut, payé par l’état ‘bien évidemment’.)
Alors pourrait-on craindre des cas de licenciement de salariés en chômage partiel à 100% ? Des indices nous portent déjà à le croire !

Quel noir tableau. L’on pourrait croire que les salariés qui par chance ont conservé leur mission, qui ne sont pas dans le viseur, sont à l’abri des manœuvres déloyales d’Astek ?
Peu s’en faut ! Comme les ordonnances Macron l’ont permis, Astek impose des jours de CET et des RTT salariés à hauteur de 10j , et se garde en plus de ça, les RTT employeurs pour le reste de l’année.
Certains managers informent les salariés que s’ils demandent leur indemnité de télétravail (2.5euros/jour travaillé à domicile), il sera tenu compte dans l’avenir de leur manque de solidarité avec leur société.
Alors que sur le mois de Mai, une grosse quantité de salariés soldent leurs congés, il leur est demandé avec insistance diverses tâches, comme la réalisation d’un dossier de compétences remanié, des tests de qualité, etc…

Hélas, chez Astek, il semblerait que le mot Solidarité soit à destination de l’employeur uniquement.


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