Décidément, quelques différences de point de vue nous opposent aux syndicats « établis ». La création de notre syndicat cristallise ces différences. Rien qui puisse vraiment nous empêcher de travailler ensemble, mais il faudra s’habituer à ces divergences.
D’abord, même si tous les représentants du personnel s’accordent à dire que la défense des droits et de la pérennité de l’entreprise sont des enjeux primordiaux, nous refusons obstinément le jusqu’au-boutisme judiciaire. Un fois justice rendue, qu’elle soit favorable ou pas, nous préférons baisser les armes, afin de ramener rapidement le dialogue social à son niveau le plus constructif.
Ensuite, même si, par nature, l’action syndicale est vouée à dépasser le cadre de l’entreprise, nous refusons définitivement que les instances « de proximité », les CE, les CHSCT, les DP, internes à l’entreprise, disparaissent et ne s’affichent plus comme de vrais acteurs de l’entreprise. Les salariés doivent être représentés par des salariés, et non pas par des affiches, ou des couleurs politiques…
Les comités d’entreprise devraient communiquer régulièrement sur les sujets économiques et sociaux, or cela n’est pas le cas… Pourquoi ces sujets ne sont-ils évoqués que dans les tracts syndicaux ? Pourquoi les CE ne sont-ils plus que des “gentils organisateurs” aux yeux des salariés ?
