Chez Astek, la discussion annuelle sur les salaires a bien lieu…

L’obligation légale pour les entreprises de négocier chaque année les augmentations de salaire se transforme en discussion. « Vous venez avec vos revendications, on vient avec notre décision« . Déjà l’an dernier avions-nous été surpris de la « négociation » au cours de laquelle la direction d’Astek optait pour une curieuse manière de faire.

En août 2025 déjà, le SIDP avait informé la direction générale d’Astek et les autres organisations syndicales FO et CFE-CGC présentes autour de la table que la négociation 2025 n’en était pas une :

« […] La responsabilité d’un dialogue social efficient repose essentiellement sur l’employeur et, notamment sur sa capacité à partager avec les organisations syndicales les éléments qu’il a lui-même jugés utiles à sa propre réflexion, ainsi que sur la capacité de ses négociateurs à décider.

Le SIDP estime que les conditions sont réunies pour juger que la négociation n’a pas été loyale au sens de la législation.

En conséquence, le SIDP n’est pas signataire du PV de désaccord, et explore la possibilité d’actions judiciaires notamment si les méthodes de négociation en général ne venaient à évoluer vers la parfaite loyauté prévue légalement, et donc vers davantage d’efficience au service des collègues. […] »

Sans le moindre effet sur la négociation pour 2026 : les représentants de la direction refuse toujours la communication de documents essentiels à la bonne compréhension de la politique salariale de l’entreprise.

Généralement l’employeur refuse de produire les données demandées par les OS, au motif qu’elles ne lui semblent pas pertinentes… C’est dire le crédit accordé à notre intelligence.

Pire encore, la direction propose des procès-verbaux de réunion qui, pour résumer, se contentent d’une phrase « La direction est les OS se sont réunies pour parler des augmentations« . Vraiment, si si, ça tient en une phrase ! Rien sur le fond des échanges, sur les actions, etc…

Les plus pessimistes pourraient même s’attendre au moment où la direction de l’entreprise va dire « Voici le fichier que la loi nous oblige à vous remettre »…. Et nous découvrirons que le fichier est vide.

A ce stade du jeu, il va falloir non plus explorer la possibilité d’une action judiciaire, mais la mettre en oeuvre :/ ce que la direction nous reprochera bien entendu.


par

Étiquettes :