Astek bloque toutes les actions de son CSE national !

Alors que la direction d’Astek aime laisser entendre à qui le veut que les élus sont des empêcheurs de tourner en rond (autrement dit les élus gêneraient les petits amusements de la direction de l’entreprise), elle n’est pas en reste en empêchant le CSE d’agir pour l’intérêt collectif.

Pire la direction ferait reposer la responsabilité de certains échecs sur le CSE ! Par exemple, il paraît que c’est à cause du CSE que le déménagement autour d’Aix-En-Provence n’a pas eu lieu. Certes, les représentants du personnel ont exprimé quelques doutes sur la pertinence du lieu choisi au regard notamment de l’accessibilité PMR… Dans le même avis, le CSE a aussi donné un avis défavorable pour le déménagement de Echirolles… Aix ne déménage pas, Echirolles déménage…

Mais, dîtes, qui présente les projets au CSE ? Qui réfléchit en amont ??… Si ce n’est le dirigeant !… Et après ce dernier reproche régulièrement aux élus de se placer en « contrôleurs ». Ben heureusement !

Voilà, entre dénigrement et perversion, votre coeur balance certainement.

Bref, soyons factuels sur les blocages de la direction d’Astek face au CSE.

En premier lieu, la direction d’Astek ne fournit pas tous les documents nécessaires au CSE afin que ce dernier puisse rendre un avis éclairé sur le futur de l’entreprise (orientations stratégiques) : depuis le mois de Janvier, le CSE a laissé jusqu’en mai pour se rattraper ; devant l’inaction, le CSE a saisi la justice pour une audience le 3 septembre devant le tribunal de Nanterre.

En second lieu, le CSE a constaté des difficultés psychologiques dans des équipes administratives et a demandé le déclenchement d’une expertise par un expert externe habilité en matière de risques psychosociaux. La neutralité de son diagnostic et de ses préconisations bénéficierait à l’entreprise. La direction d’Astek a contesté le recours à cette expertise, pour une audience prévue le 25 juin.

En troisième lieu, le CSE a constaté une baisse significative de l’effectif du groupe depuis 1 an, tout en étant amené à accompagner de plus en plus de collègues confrontés à des licenciements ou pression au départ. La direction d’Astek n’a pas souhaité répondre aux questions du CSE visant à avoir une image précise des finances, de l’activité et des prévisions. Le CSE a utilisé son droit d’alerte économique. La direction d’Astek a contesté le droit d’alerte, pour une audience prévue le 25 juin.

Ce mercredi 25 juin, le tribunal de Nanterre a décidé que les 3 affaires seront en audience le 3 septembre !

On a hâte d’être à la rentrée !


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