Réunion des 26 et 27 Mai 2021

Participation aux bénéfices, fortement amère…
Un montant de participation aux bénéfices sur l’exercice 2020 de 300 euros environ par salarié au prorata de présence (et au moins 3 mois). C’est un total de plus 700 000 euros qui est distribué.
L’entreprise a fait des bénéfices en 2020 malgré la crise ! Et chaque salarié mis au chômage partiel a perdu plusieurs centaines d’euros de salaire net.
Finalement les millions d’euros d’allocation de chômage partiel versés par l’état combinés à la réduction du salaire des salariés au chômage partiel, constituent les bénéfices de l’entreprise. Grand prince, on vous redonne une miette, même pas 2.

Saisie du temps de travail
La direction fera bientôt passer une note (certains l’ont déjà reçue) pour accompagner le déploiement d’une nouvelle fonctionnalité de suivi et de contrôle du temps de travail dans l’outil de relevé d’activité mensuelle (Simus).
La direction y trouve utile de rappeler que les représentants du personnel sont à l’origine de ce changement, le contrôle du temps de travail étant imposé par le code du travail.
Merci, car effectivement, il est primordial pour nous que chacun garde conscience de son niveau de travail dans la société. C’est ce que cet enregistrement permettra. Et gageons qu’il sera utilisé à bon escient pour identifier les soucis de surcharge, voire de sous-charge.
Faisons cet exercice avec le plus d’honnêteté possible.
Pour rappel utile toutefois, à ceux qui ont un contrat modalité 2 38h30 défini par la convention collective : vous êtes payés de manière *forfaitaire* comme si vous travailliez toujours 3h30 supplémentaires par semaine. Mais vous n’avez pas l’obligation de réaliser ce supplément s’il n’y pas besoin (C’est un peu comme votre forfait téléphone, vous n’utilisez pas toujours la totalité n’est-ce pas ?) Plus d’information sur les règles essentielles :
https://diversiteproximite.wordpress.com/vos-questions/temps-de-travail/duree-du-travail/

Notre position, en cours de négociation, sur le temps de travail est on ne peut plus simple : nous estimons que nous sommes des salariés responsables, qui agissons en toute autonomie auprès des clients, et que la confiance mutuelle doit être réciproque. Et que nous devons veiller à contrôler les règles légales de temps de travail qui ne font que garantir à tous une bonne articulation entre vie professionnelle et vie privée, et la préservation de notre santé physique et mentale.
https://diversiteproximite.wordpress.com/astek-negociations/#tempstravail

Dissimulation de témoignages
Le 15 Juillet 2020, les constats croisés entre les représentants du personnel et les médecins du travail montrant que de nombreux collègues étaient en souffrance au travail, le CSE votait le recours à une expertise afin d’aider l’entreprise à éclaircir les causes de ces nombreux troubles. Le même jour, un membre du syndicat demandait que les témoignages des salariés échangés sur un groupe de discussion Teams au cours des mois d’Avril, Mai et Juin, soient séquestrés pour pouvoir être produits à l’expert. La direction s’est appropriée le groupe et en dissimule son contenu, mais l’a toutefois utilisé pour sanctionner des élus du personnel qui y prenaient part.
Les tentatives variées telles les demandes officielles, le déclenchement de procédures internes de sécurité informatique, la plainte à la CNIL (en cours), l’information de l’inspection du travail, sont restées vaines.
Le CSE déclenche donc une procédure judiciaire pour faire ordonner rapidement par un juge ce que n’importe quel dirigeant un peu soucieux de découvrir ce qui affecte la santé mentale de ses collègues aurait pourtant souhaité ardemment analyser.