Globalement la direction de l’entreprise paraît subitement vouloir fournir des informations plus structurées. Sans présager du futur. Notons au passage que la direction des ressources humaines s’est renforcée d’un juriste. Quel présage ?
Déménagements et emménagements
Nantes, Boulogne, Lesquin… Chers collègues, accueillez ou prenez place parmi vos nouveaux collègues d’INEAT. Même si d’après la direction, la société INEAT reste une entité à part entière, les effectifs et les moyens se mélangent ! Par comparaison avec ce qu’il s’est passé pour INTITEK depuis 2019, la direction prépare-t-elle une fusion déguisée ?
Déguisée pour organiser en douce les départs de salariés « en surnombre » par exemple. Ou restructurer les équipes sans avertir personne. C’est pourtant bien pour éviter « la casse » que le code du travail prévoit une consultation du personnel en cas de fusion !
Pour Biot, l’entreprise envisage de déplacer l’agence vers Cagnes sur Mer… En discussion.
Santé, sécurité au travail
Les voyants sont au rouge vif ! Après l’expertise qui a révélé plusieurs cas de mal-être au travail, causés par des dysfonctionnements multiples de l’organisation, la réponse de la direction est loin d’être à la hauteur.
Dans toutes ses interventions et les documents relatifs à la gestion des risques dans l’entreprise, la direction d’Astek oublie, occulte, ferme les yeux, se voile la face sur la réalité des risques psychologiques qui affectent nos collègues ! C’est d’autant plus grave au beau milieu d’une crise qui nous affecte tous, au delà des situations de travail.
Suivi bimensuel de l’APLD (chômage partiel longue durée)
La direction présente tous les 2 mois la situation des salariés en APLD, comme le prévoit l’accord de branche. Le CSE avait fait des demandes complémentaires, rejetées.
On ne sait pas combien d’heures de chômage partiel ont été déclarées, ni quels profils de compétences sont sans activités. Et pourtant ce second point est capital pour la reprise d’activité. La direction se contente de distinguer les consultants…. des consultants. On ne va pas très loin.
Evolution de SIMUS en vue du contrôle du temps de travail
Constatant des dérives régulières sur le suivi et le contrôle du temps de travail, les élus avaient alerté les inspections du travail. Certaines ont enjoint l’entreprise à mettre en oeuvre les dispositions légales. Elles imposent que l’entreprise sache dire combien de temps les salariés ont travaillé jour par jour, semaine par semaine, mois par mois.
Une charte informatique qui engage les salariés, sans engager l’entreprise
La direction a diffusé une charte, qu’elle a demandé aux salariés d’approuver. La charte aurait du être présentée au CSE avant ! Pourquoi ? Parce que le CSE est capable d’indiquer aux salariés à quoi ils doivent prêter attention.
Et il y avait de quoi : non seulement certaines dispositions font craindre des sanctions, mais aussi l’entreprise laisse accroire que la direction aurait le droit de consulter les échanges entre les salariés ! Ce qui est faux.
Un droit d’alerte économique, que la direction de l’entreprise ne veut pas aider
… et pourquoi, si elle si sûre que ce droit était injustifié ? Le CSE est une nouvelle fois forcé de convenir d’une action judiciaire pour obtenir la mise à disposition de documents utiles qui montreraient, si l’alerte est vraiment injustifiée, que tout allait bien.
Et pour finir, le clou !
Le président du CSE (le DRH, la direction donc) estime qu’il est lui-même le mieux placé pour savoir ce qui est bien pour les salariés.
Nous on pensait que les représentants du personnel étaient justement élus pour (re)présenter ce que les salariés ressentent, demandent, proposent.
