Il y a quelques jours, un délégué du personnel de la société SII, tout juste de retour de mission, s’interroge sur sa situation : « Pourquoi demande-t-on aux salariés en inter-missions à l’agence de pointer leurs heures d’arrivée et de départ ? ».
Savoir qui est présent dans les locaux est un élément essentiel de sécurité, d’accord.
Mais alors, pourquoi tous les salariés de l’agence ne sont-ils pas soumis à ce « contrôle » ?
Cette mesure relève-t-elle d’une nécessité opérationnelle ?
Quel est l’objectif d’une telle mesure, qui semble s’appliquer à certains salariés sans que ces derniers ne constituent pour autant une catégorie de personnel ?
Heureusement, pour recadrer les dirigeants qui en auraient besoin, la loi donne à tout délégué du personnel, constatant un certain malaise, voire un mal-être qui résulterait de mesures à caractère discriminatoire, le droit de déclencher une enquête interne, et conjointe avec la direction, pour élucider la situation et y remédier. C’est le fameux droit d’alerte du délégué du personnel (CdT L2313-2).
En général, les dirigeants les plus imbéciles, au bout de leurs (in)compétences, préfèrent nier le droit d’alerte plutôt que travailler à dénouer la situation en bonne intelligence…
