Au delà de nos idées, nous agissons pour faire progresser, et toujours trop souvent corriger le non-respect de la réglementation du travail. Nous agissons pour faire cesser les atteintes aux droits élémentaires des personnes.
Etre à l’écoute des salariés en souffrance
Un pré-requis pour connaître les sujets qui pré-occupent les salariés, c’est être dans les locaux de l’entreprise, être au contact de tous. Devant les difficultés de certains salariés en situation de mal-être, de tensions, d’arrêts maladies chroniques, voire de démission, nous, représentants du personnel, confrontons individuellement les directeurs aux dysfonctionnements qu’ils ignorent parfois, et n’hésitons pas à convaincre les instances représentatives du personnel où nous sommes présents de déclencher les expertises.
Fièrement, les employeurs considèrent les expertises comme une arme des représentants du personnel… Ce n’est pas une arme. Au contraire, c’est un oeil extérieur qui permet d’abord de satisfaire les uns et les autres sur un constat objectif qu’il serait impossible de partager autrement ; et ensuite d’entendre et d’entrevoir des solutions… Il est tout juste regrettable que les employeurs n’y pensent pas en premier…
Par exemple, lorsqu’en Mai 2017, un salarié a levé une alerte auprès du CHSCT et de la Direction concernant ses conditions de travail sur un plateau projet dédié à un client ; et que la veille de cette alerte, une salariée victime d’un accident du travail avait révélé au même CHSCT des faits qui touchaient l’ensemble du plateau dédié ; alors le CHSCT réuni rapidement en réunion extraordinaire a été convaincu qu’une expertise était nécessaire.
C’est donc en 15 jours à peine que s’est décidé le recours à un cabinet spécialisé afin de réaliser une étude relative à l’exposition des salariés aux risques psychosociaux sur le plateau en souffrance. 15 jours c’est court, mais lorsque les langues se délient vraiment, les évidences s’imposent rapidement.
Accompagner une expertise n’est pas chose aisée. C’est coordonner pendant plusieurs semaines une relation entre l’expert et un employeur malheureusement un peu souvent récalcitrant. Et l’expertise, en soi, n’est pas une solution pour les salariés en souffrance. Il reste ainsi nécessaire de les assister au quotidien et de les accompagner tout au long de l’enquête.
C’est une situation, une responsabilité, et un travail supplémentaire que les élus du CHSCT concerné ont tous assumé.
Il est d’ailleurs affligeant et frustrant de constater que les élus qui n’ont consenti ni la force de s’intéresser au sujet, ni la peine d’oeuvrer, viennent par la suite se placer en donneurs de leçon et même s’approprier le constat de l’expertise… « Nous on savait ».
Bref, où que vous travailliez, n’hésitez pas à contacter vos représentants du personnel dès que vous avez des difficultés ou êtes témoins de mal-être dans le cadre de votre travail. Les élus échangeront avec vous pour, dans un premier temps, évaluer l’importance de la situation et vous accompagner. Ils ont un devoir de confidentialité, n’ayez crainte, lâchez-vous !
Quant aux rapports d’expertise, ils sont anonymisés et restent très souvent confidentiels. Une note de synthèse peut toutefois être publiée aux salariés. Dès lors, il est envisageable, et souhaitable, que directeurs, représentants du personnel et salariés puissent travailler ensemble sur la mise en place des préconisations des experts.
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