Une nouvelle loi pas encore bien assimilée
Nombreuses sont les sociétés dans lesquelles les élections professionnelles sont repoussées. Patrons et représentants du personnel doivent assimiler les modifications conséquentes de la loi. L’organisation cinquantenaire du dialogue social est complètement transformée. Il est urgent de prendre le temps de comprendre afin de pouvoir discuter sereinement de la meilleure manière de faire. Nos patrons n’en ont pas pris le chemin…
Des représentants locaux absolument
La nouvelle loi apporte tout de même son lot d’évidences, dont la disparition des délégués du personnel et du CHSCT. Et pourtant les salariés ont besoin de représentants proches des préoccupations et problèmes locaux. 2 points de vue s’affrontent. En essayant de faire court : la direction propose que les 2000 salariés élisent le comité (CSE) national, qui devra négocier la possibilité de désigner des représentants de proximité ; les syndicats proposent que les salariés de chaque régions élisent leur CSE “local”, qui désignera certains de ses membres pour composer un CSE central.
Bref, des représentants locaux, faibles dans un cas, forts dans l’autre. Quoi qu’il arrive, l’efficacité du dialogue social ne pourra être assurée que par une répartition claire des prérogatives de chacun.
Un fonctionnement nouveau à négocier après les élections
Et justement, les syndicats représentatifs élus à l’issue du premier tour des élections, devront négocier le fonctionnement du dialogue social au sein de l’UES (groupe) Astek… rapidement ! Les particularités de fonctionnement d’une SSII-ESN nationale expliquent un certain nombre de droits acquis avec le temps. Ces droits ne sauraient disparaître au profit du minimalisme injustifié de la loi.
