…. Mais pourquoi se pose-t-on cette question ? Et bien, parce que c’est jamais très clair. Entre parenthèses, ça commence même par les salariés qui ignorent très souvent qui est leur chef direct ! On y reviendra car c’est un réel problème que nous dénonçons depuis des années tant il dessert à la fois l’entreprise et les salariés.
Bref, d’abord, Astek c’était Jean-Luc Bernard, le fondateur. S’écartant peu à peu, au point de finir dans les caraïbes, il reste actionnaire de la holding Robinson Technologies qui contrôle la société (groupe) Astek.
A l’été 2013, cette holding mère a nommé Julien Gavaldon en tant que Président du directoire (autrement dit directeur général du groupe). A ce moment là, ce nouveau dirigeant se trouve devant un groupe de sociétés qui entretiennent des relations financières complexes. Les montages financiers qui maintiennent chaque société dans un équilibre fragile, permettent tout de même de remonter régulièrement assez d’argent vers les actionnaires… Il est aussi devant une structure juridique complexe qui laisse à certains dirigeants locaux des libertés qui peuvent contrarier les stratégies ou les politiques de groupe. C’est le cas évidemment de Franck Platano, qui a pris l’habitude de n’en faire qu’à sa tête, comme bon lui semble, se souciant peu des contraintes des uns ou des autres, encore moins des règles légales. Enfin, Julien Gavaldon est aussi entouré de hauts responsables qui semblent enfermés dans un fonctionnement construit autour de JL Bernard et qui ne jurent que par ce modèle Astek, comme si ils n’avaient jamais travaillé ailleurs que chez Astek.
Trois ans plus tard, Julien Gavaldon a toujours la confiance de l’actionnaire. Et on peut dire que le brouillard Astek s’éclaircit un peu.
En effet, la fusion des filiales de province en 2015 puis la fusion de Astek Finance et Astek Sud-Est dans (groupe) Astek en 2016, simplifient la structure juridique, et démêlent certaines relations financières complexes. La seconde opération, probablement bien aidée par les révélations dans la presse au sujet des méthodes de management à Astek Sud-Est, finit par mettre un terme au règne « Platano ». Enfin cette simplification s’accompagne d’un effort de structuration interne par le recrutement de nouveaux hauts responsables qui semblent apporter des visions et méthodes nouvelles.
A ce stade, on ne peut qu’espérer que cette structuration se répandra et qu’on n’entendra bientôt plus « C’est qui mon supérieur hiérarchique ? A qui je demande mes congés ? Qui valide mes notes de frais ? », etc… Cela semble commencer, avec l’apparition d’organigrammes et de « fiches contact ».
Avec nos moyens, nous essayons de discuter de ces sujets avec la direction, pour faire avancer les choses, pour ne pas finir par subir des méthodes qui ne garantiraient ni une gouvernance claire et assumée, ni l’égalité de traitement des salariés.
